La précarité alimentaire en été, une urgence silencieuse

L’été aggrave la précarité alimentaire et met en lumière l’insuffisance des dispositifs classiques. AVDH, grâce à ses partenaires, accompagne 700 familles, récupère des invendus et distribue plusieurs fois par semaine. Mais les besoins sont plus forts que les ressources.

Témoignages : la faim ne prends pas de vacances

Je suis seule avec trois enfants. Les Restos du Cœur ferment en été. Je n’ai pas de voiture, je suis isolée dans un CHU au milieu d’une ZAC, tout est loin. On a besoin d’huile, de farine, d'œufs, de viande, de riz, de vêtements… L'AVDH est l’association qui vient le plus souvent et directement là où je vis. Sans AVDH, je ne pourrais pas nourrir mes enfants correctement. Ils m’aident à tenir.
Fatima
bénéficiaire maman de 3 enfants
On a perdu des partenariats faute de moyens humains. À côté de ça, les associations ferment ou ralentissent leur activité. La précarité ne prend pas de vacances, en été aussi il y a des gens qui ont faim.
Victor
chargé d’observation sociale (SIAO Val d’Oise/Espérer95)

La faim en été : des chiffres alarmants

L’été, période de vacances, marque aussi une période difficile pour les familles précaires. Le ralentissement des dispositifs de soutien social, comme les Restos du Cœur, accentue la précarité alimentaire. Les enfants sont particulièrement vulnérables : selon Credoc, 16 % des Français restreignent leur alimentation et 12 % déclarent ne pas avoir assez à manger.

En France, 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, dont 2 millions en insécurité sévère (Veille CEP du MASA).

Et cette précarité touche aussi les travailleur·euses ! Le premier Baromètre national des travailleurs pauvres de l’Andès révèle des chiffres alarmants : 53 % des travailleurs pauvres déclarent ne pas manger à leur faim, 40 % sautent régulièrement des repas, et 77 % redoutent une plus forte précarité encore dans les mois à venir.

Les invendus : une ressource clé en hébergement d'urgence

En Île‑de‑France, plus de 50 000 places d’hébergement sont réparties dans environ 810 hôtels sociaux (LaVie.fr).

L’AVDH accompagne 7 hôtels sociaux situés à Conflans-Sainte-Honorine, Achères, Pontoise, Méry-sur-Oise et Saint-Ouen-l’Aumône, qui hébergent environ 700 familles.

En été, l’AVDH poursuit sa mission et récupère plusieurs fois par semaine les invendus alimentaires de magasins partenaires (boulangeries, supermarchés, marchés). Ces produits sont redistribués directement aux familles et dans les hôtels sociaux. Cependant, les volumes restent insuffisants pour couvrir durablement les besoins des familles aidées chaque semaine.

Nous recherchons activement

🍎 Fruits & légumes (vrac ou « moches » bienvenus)
🌿 Denrées alimentaires (secs, frais, dates courtes acceptées)
🧼 Produits non alimentaires : hygiène, entretien, puériculture
🎁 Dons en nature ou dons financiers, réguliers ou ponctuels

Pourquoi s’engager est crucial

  • Chaque kilo récupéré aide à nourrir des enfants vulnérables comme ceux hébergés dans l’un des 7 hôtels sociaux que nous accompagnons.

  • Les invendus représentent des ressources non exploitées : en transformant le gaspillage en aide alimentaire, les magasins deviennent acteurs d’impact social.

  • Faire une différence immédiate dans la vie de Fatima et de centaines d’autres familles : c’est montrer qu’une entreprise locale agit concrètement.

Rejoignez l'effort solidaire estival !

L’été est une période cruciale pour maintenir la continuité des aides alimentaires :

Vous êtes : 🏬 Une enseigne alimentaire ou un commerce de proximité ? 🚛 Une plateforme logistique, un transporteur ou un entrepôt ? 🏢 Une entreprise solidaire, une coopérative ou une PME engagée ? 🌾 Un·e producteur·rice, agriculteur·rice ou acteur·rice du circuit court ?

  1. Devenez partenaires d’AVDH pour la récupération régulière d’invendus — fruits, légumes, pain, produits frais.

  2. Diffusez cet appel auprès de vos collaborateurs, clients et fournisseurs.

  3. Faites un don via notre cagnotte (10 € contribuent à un repas par famille).

Ensemble, ne laissons pas la faim prendre ses quartiers d’été.